New Deal écologique

L'ONU réclame un New Deal écologique

L'ONU propose un New Deal écologique face aux crises financière,  énergétique et alimentaire. L'ONU appelle les pays du G20 à consacrer au moins 1 % de leur PIB des deux prochaines années  à la réduction de la dépendance au pétrole, au gaz et au charbon, principales sources de gaz à effet de serre.


L'ONU juge que des mesures visant la seule relance de l'économie mondiale ne garantiront pas un succès durable si l'environnement continue d'être négligé dans l'élaboration des politiques économiques.


La foule illuminée, sculpture de Raymond Masson, 1985 (Photo : Cédric Marchal)

«La crise actuelle ne peut se régler rapidement. La réponse ne peut être que collective. À une crise aussi complexe, la solution ne sera pas simple et devra traiter conjointement la crise économique, la crise sociale et la crise écologique», nous dit Laure Waridel, écosociologue et essayiste. Ce sont les trois champs d'activité qu'intègre le développement durable.


Le rôle majeur de l'État

Le sociologue Benoît Lévesque nous rappelle que, d'une part, chaque grande crise engendre des changements majeurs dans le fonctionnement économique et social et que, d'autre part, ces changements ont généralement été, par le passé, dans le sens d'un amoindrissement du rôle des marchés.

Selon toute vraisemblance, ce sont des garantiepubliques qui relanceront l'économie.Sans prononcer le mot «nationalisation», les États-Unis et la Grande-Bretagne nationalisent partiellement certaines de leurs principales banques en y injectant de bien plus grands montants que ce qu'elles valent, afin de leur éviter la faillite.

Le sauvetage des banques américaines et européennes se traduira par une note salée pour les contribuables. À plus petite échelle, au Québec, les pertes en 2008 de 40 milliards de dollars de la Caisse de dépôt et placement du Québec – la plus importante institution de l'économie québécoise – auront un impact réel sur nos finances publiques, mais nous n'en mesurons pas encore toute l'ampleur au moment de la publication de notre rapport annuel.

Nous attendons des États qu'ils assument leurs responsabilités quant à la régulation des marchés financiers et des marchés de certains biens communs planétaires. Nous nous attendons également qu'ils redistribuent les richesses, qu'ils agissent en tant que principaux défenseurs de l'intérêt général ; qu'ils dispensent des services publics ; et qu'ils réunissent les conditions favorables au développement.

Afin de nous sortir de la trajectoire suicidaire dans laquelle l'économie néolibérale a lancé nos sociétés, nous nous attendons aussi à ce que les acteurs économiques proposent autre chose que la relance d'une surconsommation qui menace la biosphère. Leur modèle nous conduit droit dans le mur.