Entrez dans la Maison du développement durable !
Votre argent fait des petits qui vous ressemblent ?
16 novembre 2011
Quand vous déambulerez dans le quartier des spectacles de Montréal, vous devrez nécessairement jeter un coup d’œil à la toute nouvelle Maison du développement durable.
Pourquoi ? Parce que vous y êtes pour quelque chose. Oui, vous et tous les membres de la Caisse solidaire qui ont choisi le Placement à rendement social. On vous l’a déjà dit, en plus de vous offrir un rendement aussi avantageux que celui des autres institutions financières, cette épargne sert à financer les projets des organisations membres de la Caisse. Parmi ceux-ci, il y a ce vertigineux projet de Maison, réussi !
Vertigineux ? La principale qualité de cet immeuble est de faire avancer notre façon de construire. Les données liées à sa technologie, à ses installations novatrices, à leur évolution, seront publiées et mises à la disposition de ceux qui veulent bâtir mieux.
Hors de l’ordinaire ? C’est un immeuble vivant avec son mur végétal, sa fenestration impressionnante, son système de chauffage géothermique, ses matériaux de construction recyclés et son toit vert.
La Maison s’impose comme un modèle. Ses concepteurs visent le plus haut standard – LEED platine – du jamais vu pour un édifice commercial au Québec.
Complexe ? Pour réaliser ce projet, Équiterre a réussi le tour de force de trouver de nombreux donateurs –Équiterre a recueilli 7 millions $ en dons – tout en travaillant avec plusieurs spécialistes : architectes, ingénieurs, constructeur et, oui, conseillers financiers.
Stupéfiant ? Il y a huit ans, pour que tout ce beau monde se mette au travail, il était nécessaire de trouver le financement du projet qui vaut aujourd’hui 27 millions $. Connaissez-vous beaucoup d’institutions financières qui se retroussent les manches pour échafauder un tel montage financier alors que le projet est davantage au stade du rêve que de la réalité ?
![]() |
![]() |
|
De gauche à droite :Sydney Ribeau, directeur général d'Équiterre, Bernard Ndour et Olivier Rousseau, conseillers à la Caisse d'économie solidaire. |
||
Comment y arrive-t-on ? C’est l’un des secrets les mieux gardés à la Caisse d’économie solidaire. « Le secret est plus simple qu'il n'y paraît : il suffit d'y croire ! » C'est ce qu'affirme Olivier Rousseau, conseiller des Services aux entreprises collectives de la Caisse, qui avoue néanmoins que pour un projet dont les scénarios financiers ont fluctué pendant plus de cinq ans, il faut avoir une foi durable.
« Le défi d’un conseiller, explique M. Rousseau, c’est de trouver le savant équilibre entre notre nécessaire engagement et notre rôle d’ingénieur financier qui, lui, doit s’assurer de la durabilité de la structure financière. Il faut bien comprendre les préoccupations des promoteurs tout en gardant notre tête de "banquier". »
C’est un travail de longue haleine qui a imposé, mois après mois, de trouver de nouvelles sources de financement et de nouveaux donateurs, de rajuster le montage financier en conséquence. « Comme à chaque fois qu’on se lance dans une nouvelle entreprise, on n’en mesure jamais toute la complexité. Le rôle d’accompagnateur financier de la Caisse d’économie solidaire a été déterminant dans la réussite du projet », affirme Sidney Ribaux, cofondateur, coordonnateur général et porte-parole d’Équiterre.
Pas étonnant qu’en passant devant l’édifice qui s’impose dans le paysage de la construction écologique au Québec, les conseillers financiers de la Caisse éprouvent de la fierté. Il y a un peu d’eux là-dedans.
Et de vous aussi, Vous avez raison. Parce que vous avez choisi de contribuer à une économie qui envisage la richesse autrement que comme une course démesurée aux profits à court terme et au « toujours plus » de la consommation du jetable après usage.
Commencez donc par une visite virtuelle au http://www.maisondeveloppementdurable.org








